Southern African Regional Poverty Network (SARPN) SARPN thematic photo
NEPAD and AU Last update: 2008-12-17  
leftnavspacer
Search





 Related documents


Pour une Union Africane tiree par ses citoyens:
obstacles actuels et nouvelles perspectives


Les auteurs des recherches et de la rédaction du présent rapport sont Ibrahima Kane et Nobuntu Mbelle

Janvier 2007

SARPN acknowledges AfriMAP as a source of this document: www.afrimap.org
[Download complete version - 778Kb ~ 4 min (74 pages)]     [ Share with a friend  ]

Available in English as "Towards a People-Driven African Union: Current Obstacles and New Opportunities"


Conclusions et recommandations

Ce rapport présente les conclusions des recherches sur la préparation aux sommets de l’Union africaine et leur déroulement, en se plaçant du point de vue de la société civile. Sa conclusion est que, même si un espace significatif a été ouvert en vue d’une participation plus importante et plus soutenue de divers groupes intéressés, la promesse d’une Union africaine (UA) tirée par ses citoyens reste largement non tenue. Des capacités institutionnelles inadaptées et des politiques et procédures inappropriées ont freiné la réalisation de cette vision selon laquelle l’UA doit bâtir « un partenariat entre les gouvernements et tous les segments de la société civile… afin de renforcer la solidarité et la cohésion entre nos peuples. »

L’avènement de l’UA en 2001 a suscité l’espoir pour un continent fort, uni, composé d’Etats en paix, démocratiques, respectueux de la bonne gouvernance, des droits de l’homme et de l’état de droit. La mise en lace de nouvelles institutions, notamment le Conseil de Paix et de Sécurité, le Parlement panafricain et le Conseil économique et social (ECOSOCC), ainsi que l’absorption par l’UA du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) ont contribué à pérenniser une croyance largement répandue en une nouvelle ère qui serait en train de naître pour l’Afrique.

Pour pratiquement la première fois depuis la fondation en 1963 de l’institution qui a précédé l’UA, l’Organisation de l’Unité africaine (OUA), la société civile africaine a été reconnue comme un acteur important du développement du continent. L’inclusion de l’ECOSOCC dans les organes créés par l’Acte constitutif de l’UA, accordant aux représentants de la société civile un rôle consultatif officiel dans les institutions de l’UA et les processus de prise de décision, a illustré ce fait de façon éclatante.

Sur un certain nombre de fronts, l’humeur était à l’optimisme. La création du Parlement panafricain en mars 2004 constituait une affirmation supplémentaire que, contrairement à l’OUA, l’UA fonctionnerait sur la base d’un modèle décentralisé, avec plusieurs sources d’autorité. Lors de sa nomination à la tête de la Commission de l’UA en 2002, le président Alpha Konaré a réitéré son engagement personnel à impliquer la société civile dans l’élaboration de la vision et de la mission de la Commission. Des organisations clé de la société civile réorientèrent leurs programmes autour des priorités de l’UA.

Cependant, de nombreux obstacles institutionnels bloquent encore la réalisation de la vision originale de l’Union africaine. Au sein des organisations de la société civile règne de plus en plus une perception selon laquelle l’enthousiasme initial de l’UA pour la participation non étatique aux processus d’élaboration de la politique de l’UA a cédé le pas à une attitude plus fermée. En dépit de la réorganisation du secrétariat de l’ancienne OUA, qui est devenu la Commission de l’UA, une partie importante du personnel semblait avoir conservé ses vieilles habitudes et attitudes. Il est toujours extrêmement difficile d’avoir accès aux informations sur les politiques et les documents qui font l’objet de discussions au sein des organes de l’UA, ce qui empêche la participation effective des citoyens africains aux processus continentaux de prise de décision.

De plus, comme l’indique le présent rapport, la prolifération même des réunions ministérielles, ordinaires et extraordinaires, de l’UA fait peser un lourd fardeau sur la Commission de l’UA et sur les gouvernements. Si on ne remédie pas aux carences budgétaires de la Commission et aux contraintes en terme de capacités des Etats membres, l’Union africaine ne sera pas en mesure de tenir les promesses contenues dans ses décisions, et ses traités. Le rapport invite la Commission de l’Union africaine et les Etats membres à prendre de toute urgence des mesures visant à simplifier et améliorer la multiplicité des cadres juridiques, des arrangements institutionnels incohérents et des politiques et procédures floues et à permettre un accès plus cohérent et rapide à la documentation pour l’ensemble de ses processus.

L’examen prévu des méthodes de travail des institutions de l’UA constitue une occasion importante de relancer le dynamisme. Pour ce faire, les conclusions et recommandations ci-dessous sont proposées, en espérant qu’elles pourront contribuer de façon constructive à ce processus.



Octoplus Information Solutions Top of page | Home | Contact SARPN | Feedback | Disclaimer &^nbsp;