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Statement on the International Day Against Female Genital Mutilation
Journée internationale contre la mutilation génitale feminine

Message of Thoraya Ahmed Obaid, Executive Director, UNFPA
Message de Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l'UNFPA

6 February 2007

SARPN acknowledges the United Nations Population Fund (UNFPA) as the source of this document: www.unfpa.org
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English French
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Today, UNFPA, the United Nations Population Fund, joins people around the world in calling for an end to female genital mutilation or cutting.

An estimated 120 to 140 million women have been subjected to the practice and 3 million girls continue to be at risk each year. The practice violates the basic rights of women and girls and seriously compromises their health, posing risks during childbirth, and leaving lasting physical and psychological scars.

Contrary to popular belief, female genital mutilation or cutting is not required by any religion. In fact, many religious leaders and scholars and faith-based organizations from around the world have called for the practice to be banned.

In more than a dozen countries where the practice is widespread, laws have been passed to make female genital mutilation illegal. And thanks to rising awareness, an increasing number of women, men and young people now disapprove of the practice. We even witness a reduction in prevalence in several countries, such as Kenya, Eritrea, Ethiopia, Mali and Nigeria.

Today, UNFPA calls for stronger government commitment to fund and implement programmes to prevent female genital mutilation or cutting. At UNFPA, we have learned that to make greater progress, laws need to be enforced, people need to be educated, and communities must be engaged. We are guided by the knowledge that social change cannot be imposed from the outside. It needs to be supported from within the community. Through interventions that foster dialogue, an increasing number of communities have fully or partially abandoned the practice in favour of alternative initiation ceremonies, which is a positive trend.

Nonetheless, there are new emerging concerns arising from increased awareness of the associated health risks that need to be addressed if progress is to be sustained. They include medicalization of the practice as more and more parents try to minimize health hazards by turning to health-care providers to perform the cutting. There is also a trend of subjecting younger and younger girls to the practice to avoid their complaints or refusal to participate. And we also see some communities performing lesser cuts rather than abandoning the practice altogether.

Today, as we commemorate the International Day against Female Genital Mutilation, UNFPA calls for intensified efforts to stop the practice in all its forms. And we pledge to increase support for efforts to prevent female genital mutilation or cutting, and advance gender equality and human rights, including the right to sexual and reproductive health.
[Version amicale d'imprimeur - 17Kb < 1min (1 pages)]

Aujourd'hui, l'UNFPA, Fonds des Nations Unies pour la population, s'associe à tous ceux qui, dans le monde entier, demandent qu'il soit mis fin à la mutilation ou coupure génitale féminine.

Environ 120 à 140 millions de femmes ont subi cette pratique et trois millions de filles continuent d'y être exposées chaque année. Elle viole les droits fondamentaux des femmes et des filles et compromet gravement leur santé, car elle comporte des risques durant l'accouchement et laisse de durables cicatrices sur le corps et le psychisme.

Contrairement à une croyance populaire, la mutilation ou coupure génitale féminine n'est exigée par aucune religion. En fait, dans le monde entier, bien des dirigeants religieux, chercheurs de l'histoire des religions et organisations confessionnelles ont demandé que la pratique soit mise hors-la-loi.

Dans plus d'une douzaine de pays où elle est répandue, des lois déclarant illégale la mutilation ou coupure génitale féminine ont été adoptées. Et grâce à une prise de conscience de plus en plus affirmée, un nombre croissant de femmes, d'hommes et de jeunes la désapprouvent désormais. Nous assistons même à un recul de sa prévalence dans plusieurs pays comme le Kenya, l'Erythrée, l'Ethiopie, le Mali et le Nigéria.

Aujourd'hui, l'UNFPA demande que les gouvernements s'engagent plus fermement à financer et appliquer les programmes visant à prévenir la mutilation génitale féminine. A l'UNFPA, nous avons appris que pour faire de plus grands progrès, il faut imposer le respect des lois, éduquer la population et impliquer les communautés. Nous savons, et cela guide notre action, que le changement social ne peut être imposé de l'extérieur. Il doit trouver un appui au sein de la communauté. A la suite d'interventions qui encouragent le dialogue, un nombre croissant de communautés ont abandonné la pratique, en partie ou en totalité, pour des cérémonies d'initiation en tenant lieu, ce qui constitue une tendance positive.

Néanmoins, pour que le progrès persiste, il est nécessaire de répondre à des préoccupations nouvelles, qui résultent d'une prise de conscience accrue des risques de santé liés à la pratique. Il s'agit notamment de sa médicalisation, car de plus en plus de parents tentent de limiter au minimum les risques en faisant pratiquer la coupure par des prestataires de soins de santé. On relève aussi une tendance à y soumettre des filles de plus en plus jeunes pour éviter de leur part des plaintes ou un refus. Et nous voyons d'autre part certaines communautés pratiquer des coupures moindres plutôt que d'abandonner totalement la pratique.

Aujourd'hui, alors que nous célébrons la Journée internationale contre la mutilation génitale féminine, l'UNFPA appelle à des efforts plus intenses afin de mettre fin à la pratique sous toutes ses formes. Et nous nous engageons à amplifier notre soutien aux efforts visant à prévenir la mutilation ou coupure génitale féminine, et à promouvoir l'égalité des sexes et les droits humains, notamment le droit à la santé sexuelle et génésique.


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