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La pauvrete en republique du Congo et l’impact des politiques publiques

Jean-Christophe Boungou Bazika, Bethuel Makosso, Théophile Dzaka-Kikouta, Jean Yila

Centre d’Etudes et de Recherche sur les Analyses

15 Novembre 2005

SARPN acknowledges the African Economic Research Consortium (AERC) as the source of this document: www.aercafrica.org
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Resume

L’objectif de cette recherche est de déterminer le profil de pauvreté et d’inégalité en république du Congo, ainsi que d’examiner l’incidence des politiques publiques (de santé, d’éducation, de distribution d’eau potable et d’électricité) sur les pauvres. L’étude se base sur l’analyse des données d’une enquête-ménages réalisée à Brazzaville, Nkayi et Ouesso. Cette enquête qui a porté sur un échantillon de 528 ménages a permis de collecter les informations relatives dépenses de consommation des ménages en 2003 et 2004 ainsi que celles relatives aux prix des biens et services pratiqués sur le marché. Ayant adopté l’approche du coût des besoins de base ou « Cost of Based Needs» pour déterminer le seuil de pauvreté, et utilisé le logiciel DAD pour estimer les indices de pauvreté et d’inégalité, l’étude a produit les résultats qui se présentent comme suit : au Congo, la pauvreté est plus accentuée dans les zones semi-rurales que dans les zones urbaines. En effet, pour un seuil de pauvreté de 1460 francs CFA par jour, Nkayi et Ouesso ont respectivement 53,32% et 61,65% de pauvres alors que Brazzaville enregistre 38,32% de pauvres. Cette tendance est la même pour ce qui concerne la profondeur de la pauvreté. S’agissant de l’inégalité, les indices de Gini et d’Atkinson montrent eux aussi que les inégalités sont plus fortes à Nkayi et Ouesso qu’à Brazzaville. Pour rho = 2, les indices de Gini pour ces trois localités sont respectivement de 0,4502, 0,4090 et 0,3791. Pour e = 0,5, les indices d’Atkinson sont respectivement de 0,1634, 0,1309, et 0,1232. La distribution de la pauvreté selon les catégories socio-professionnelles montre que celle est plus accentuée chez les retraités, les chômeurs, les agriculteurs et les petits vendeurs.. De même, les ménages dirigés par les femmes ont un pourcentage de pauvres plus élevé que ceux dirigés par les hommes. La pauvreté est plus élevée chez les couches possédant un niveau d’instruction plus faible.

L’analyse de l’impact des politiques publiques sur les ménages dégage deux tendances au niveau de leur incidence. Certaines dépenses publiques sont favorables dans une certaine mesure aux pauvres. C’est le cas des dépenses publiques dans l’éducation primaire. Par contre dans d’autres secteurs comme la distribution d’eau et d’électricité, la santé, les dépenses de l’Etat sont favorables aux non pauvres et ne profitent quasiment pas aux pauvres. La politique salariale de l’Etat révèle des distorsions. En effet, les écarts entre les bas et les hauts salaires tendent à se creuser, particulièrement depuis les récentes mesures prises par le Gouvernement visant à augmenter la rémunération de certaines catégories de hauts fonctionnaires. En effet, de 18,5 fois, les différences entre les salaires les plus élevés et les salaires les plus bas passent désormais à 25,4 fois. Cependant, les salaires des fonctionnaires en bas de l’échelle sont faibles et dans l’ensemble, la masse salariale a subi une réduction de 27% depuis 1995 dans le cadre du programme d’ajustement structurel. Cette situation montre que l’incidence des politiques publiques est négative sur les pauvres. Les inégalités de revenu tendant à s’accentuer, les fruits de la croissance ne pourront pas dans ces conditions profiter aux pauvres.

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