Southern African Regional Poverty Network (SARPN) SARPN thematic photo
Country analysis > Mauritius Last update: 2008-12-17  
leftnavspacer
Search





 Related documents

Africa Governance Monitoring and Advocacy Project (AfriMAP)

Le Mecanisme Africain d'Evaluation par les Pairs a Maurice: evaluation de la première étape

Sheila Bunwaree

Africa Governance Monitoring and Advocacy Project (AfriMAP)

juin 2007

SARPN acknowledges AFRIMAP as a source of this document: www.afrimap.org
[Document entier - 306Kb ~ 2 min (31 pages)]     [ Share with a friend  ]

Introduction

Maurice faisait partie des premiers pays signataires du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et des quatre premiers à être sélectionné aux fins d’examen. Le processus national d’autoévaluation a été initié début 2004 et une version préliminaire du projet de rapport d’autoévaluation a été préparée en mars 2005. Le processus était ensuite entré en léthargie, ce qui était dû en grande partie à l’inefficacité du pilotage et de la gestion du processus, notamment à l’incapacité d’assurer la large participation de la société civile. Il est paradoxal que Maurice – souvent cité comme un modèle de réussite en matière de développement en raison de ses remarquables réalisations sur le plan économique, de sa composition multiethnique harmonieuse et de sa stabilité politique – n’ait pas encore pu faire le travail requis pour le MAEP. Le nouveau gouvernement, au pouvoir depuis mi 2005, a indiqué sa volonté de relancer le processus pour Maurice. Une firme privée de consultance, choisie par le gouvernement pour conduire le processus, a récemment indiqué que le lancement du processus est prévu pour début juin 2007. Ceci sera l’occasion de rectifier les erreurs précédentes et de préparer un rapport national et un programme d’action de haute qualité. Toutefois, pour ce faire, certaines difficultés devront être surmontées, les plus grandes étant de s’assurer de la participation élargie et significative de la société civile et que les deux ministères essentiellement responsables de la mise en oeuvre du processus du MAEP – le ministère des Affaires étrangères et le ministère des Finances – s’accordent sur la pertinence de l’examen pour Maurice et fassent preuve de la volonté politique requise pour sa mise en oeuvre. Pour que le processus soit un succès, il est essentiel d’avoir la conviction que l’examen est un instrument précieux pour le renforcement de la démocratie à Maurice, ce qui n’est pas le cas pour l’instant.

Le présent document présente les différentes étapes du processus du MAEP qui s’est déroulé à Maurice, depuis la signature du Mémorandum d’entente mettant en place le MAEP en juillet 2003, jusqu’à la visite dans le pays d’une équipe du secrétariat du MAEP en avril 2006 pour redémarrer le processus. Ce document propose ensuite une évaluation du processus et des problèmes rencontrés. Ces facteurs sont notamment le manque de direction politique et de vision commune entre les principaux acteurs responsables de la mise en oeuvre du processus, une faiblesse au niveau de la compréhension et l’appréciation des objectifs sous-jacents et de la raison d’être du MAEP, une approche extrêmement centrée sur l’Etat, une faible participation de la société civile, l’absence d’évaluation préalable des coûts financiers de l’exercice et une confusion sur les sources de financement, l’absence de stratégie de communication efficace, le manque de capacité technique pour réaliser l’évaluation et l’incapacité à suivre les principes directeurs essentiels de l’exercice.

Le présent document présente en conclusion un certain nombre de recommandations. Parmi celles-ci, on peut noter la remise en question du choix du point focal, l’adaptation du questionnaire aux réalités du pays, la nomination d’équipes techniques composées de spécialistes et la garantie que l’évaluation est basée sur des recherches. Aucune de ces recommandations ne sera significative sans l’engagement politique nécessaire et la pleine compréhension de la philosophie du MAEP.

Selon un certain nombre de parties prenantes, le fait que Maurice n’ait pas été à la hauteur pour cet exercice a constitué une source d’embarras pour le gouvernement. Pourtant, si la seule chose qui décide la République de



Octoplus Information Solutions Top of page | Home | Contact SARPN | Feedback | Disclaimer &^nbsp;